le blog du site prox-immo.fr

Forum de discussion et réponses aux questions en matières de droit immobilier, défiscalisations, lois de finances et diagniostic immobilier.

04 septembre 2008

La crise immobilière en Seine Maritime : Info ou Intox?

Source "L'express.fr"
Sur le marché immobilier, l'heure est au retournement. Profitez de la nouvelle donne! Voici un état des lieux complet mis à jour en septembre 2008, région par région, avec des chiffres exclusifs fournis par notre partenaire Notaires de France.

Après dix ans de hausse ininterrompue, l'heure est à un véritable retournement. La remontée des taux pèse sur la demande, le volume des transactions chute et les prix devraient bientôt suivre... Ceux qui veulent vendre ou acheter doivent donc plus que jamais étudier le marché. L'Express propose un dossier complet pour les y aider.
C'est un appartement parisien classique de 110 m2, avec moulures, parquet, cheminée, de ceux qui ont le plus profité de la flambée des prix. Pourtant, ses propriétaires ont dû considérablement revoir leurs prétentions à la baisse pour vendre ce logement familial, situé rue de Turin, dans le VIIIe arrondissement de la capitale: après quatre mois d'attente sans visite ni proposition, le bien est passé, au cours de l'été, de 829 000 euros à 715 000 euros. Soit une dégringolade de plus de 100 000 euros !
Loin d'être exceptionnel, ce type de situation se multiplie désormais partout en France, dans les villes de province - premières touchées - comme en Ile-de-France, où les acquéreurs, inquiets, s'interrogent de plus en plus sur l'opportunité de leurs achats. Un an après la crise des subprimes aux Etats-Unis, le retournement du marché immobilier français est incontestable. Les prix élevés (140% d'augmentation en dix ans) la hausse des taux d'intérêt et l'application plus stricte des conditions d'octroi des crédits par les banques ont contribué à désolvabiliser les acquéreurs... et à plonger le secteur dans la tourmente. Au premier semestre de 2008, en effet, le nombre des transactions dans l'ancien a chuté en moyenne de 10% à 15% en France, selon la Fnaim (- 14% en Ile-de-France et - 20% à Paris, selon la chambre des notaires Paris Ile-de-France). Tandis que les ventes de logements neufs se sont effondrées (- 34%), notamment dans des villes comme Toulouse, Marseille, Rennes ou Grenoble ! "L'atterrissage est bien plus brutal que prévu", reconnaît Guy Nafylian, président du groupe de promotion Kaufman & Broad. Avec, depuis le début de l'été, "une accélération impressionnante de la crise", souligne Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris X-Nanterre.
Certes, la dégradation n'est pas nouvelle: l'immobilier a déjà amorcé sa lente décrue depuis deux ou trois ans. Seulement, en cette fin d'été 2008, le mouvement s'est emballé. Aujourd'hui, le doute n'est plus permis, "nous assistons à une vraie crise de la solvabilité, liée à la déconnexion criante entre le revenu des ménages et les prix de l'immobilier", affirme Claude Sadoun, président du Crédit immobilier de France. La situation s'est surtout aggravée depuis que les conditions de crédit se sont dégradées. Les taux, en baisse tout au long de la dernière décennie, ont sensiblement remonté (+ 0,70% entre janvier et juin 2008), pour s'établir au-dessus de 5% pour un taux fixe à 15 ans, freinant ainsi les ardeurs des plus modestes. Or, a calculé Olivier Bokobza, directeur général des espaces immobiliers BNP Paribas, "une hausse de 0,20% du taux de crédit signifie l'exclusion de 70 000 acquéreurs supplémentaires". Un coup dur pour les ménages, surtout que, dans le même temps, la durée de l'emprunt décroît et que "beaucoup de banques refusent aujourd'hui de prêter sur trente ans", affirme Christophe Crémer, président de MeilleurTaux. Enfin, les établissements bancaires français, durement affectés par la crise des subprimes, ont donné un coup de grâce aux petits revenus, en appliquant de manière restrictive les conditions d'attribution des crédits: endettement limité à 33% du salaire, prise en compte de la qualité du bien et, plus récemment, du coût de l'essence en cas d'éloignement du lieu du travail. Tout est bon pour décourager l'achat." Le taux de refus a été multiplié par deux depuis six mois. Et, depuis juillet, c'est l'hécatombe !" s'exclame Ari Bitton, directeur général de AB Courtage.
Cette nouvelle prudence pèse lourdement sur le marché. "La demande s'est totalement contractée", regrette Hervé Bléry, patron du réseau Century 21 France. C'est incontestablement le secteur du neuf qui subit de plein fouet les effets de la conjoncture. Selon Christian de Gournay, président de Cogedim, "les acheteurs ne possèdent plus aucune élasticité au prix". Et les rétractations vont bon train. Chez Kaufman & Broad, par exemple, elles ont bondi de 19% au premier semestre 2007 à 29% au premier semestre 2008 ! Pendant ce temps, le stock enfle considérablement (110 500 logements à la fin juin), notamment dans des villes comme Toulouse, où l'offre de neuf est pléthorique.

Posté par duvalancel à 14:17 - Analyse du marché immobilier - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

correction délicate du marché.

La baisse des taux d'intérêts n' a pas permis pour le moment une vraie relance. Le marché poursuit ainsi sa correction depuis plusieurs mois. Les prix parfois surévalués jusque là doivent nécessairement baissés pour retrouver une conformité avec les capacités financieres des ménages. Cependant cette baisse des prix repose sur les propriétaires seuls, qui n'ont pas toujours les possiblités de revoir le montant de leur bien a la baisse. Certains se retrouvent ainsi bloqués.

Posté par immobilier, 13 mai 2009 à 14:27

CQFD...

Vous avez entièrement raison, il n'y aura pas de relance tant que les prix de vente ne seront pas revenu à un niveau acceptable pour les acquéreurs potentiels toujours existant...
Il s'agit d'avantage d'une crise psychologique que d'une véritable crise immobilière, car la demande existe toujours.
Toutefois la loi de finance 2009 qui soutient très activement la construction de logement neuf (Dispositif du pass foncier...) a provoqué un afflux de logement neuf qui concurrence la vente de logement ancien.
Il faut que les vendeurs revoient leur exigence à la baisse, s'ils veulent vendre...

Posté par Ancel, 13 mai 2009 à 14:44

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=134316&pid=10458943

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :